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EVOL

Allemagne

,

1970

Mouvement: Street art
Activités:
  • Créateur d’art urbain
  • createur-de-pochoir
  • Peintre
  • Sérigraphe

EVOL (Tore Rinkveld), né en 1970 à Heilbronn, est un artiste de street art. Il a étudié le design au Kuopio Academy of Arts and Crafts en Finlande en 2000 ainsi qu’à la HfG Schwäbisch Gmünden Allemagne en 20012. Plus connu pour ses travaux au pochoir, intervenant directement sur l’espace urbain, il transforme boitiers électriques, blocs, boites aux lettres etc. pour les intégrer au paysage citadin. Ces formes cubiques ou surface plane se voient transformée en façades d’immeubles.

En 2004, il entame une série de pochoirs, sous le nom de projet Plattenbauten, destinés à prendre place sur les armoires électriques. Ce mobilier banal et gris, si commun à toutes les villes, a retenu son attention. Cette série tend à refléter l’environnement qui l’entoure (en particulier l’architecture), dont font partie les Plattenbauten. Ces immeubles – blocs construits sous l’ère soviétique, en matériaux préfabriqués – sont visibles à Berlin, dans les quartiers Est. Souvenirs d’un temps révolu, ils font partie de l’histoire du paysage urbain.

Le travail d’Evol se fond dans la ville en s’emparant d’un de ces éléments, l’armoire électrique. Il transforme ces armoires en immeubles miniatures tout en questionnant ce type d’habitat. Il reproduit à l’aide de pochoirs de multiples fenêtres, extrêmement détaillées (stores, rideaux, paraboles, …) et recrée des architectures réalistes, dont l’humain est absent à première vue. Ses interventions sont un commentaire sur l’urbanisme, sur l’homogénéisation du paysage urbain. Il s’attarde sur les aspects négligés de la société urbaine, mettant l’accent sur des phénomènes tels que la gentrification. (La gentrification est un terme provenant du mot anglais gentry, petite noblesse. La gentrification désigne le processus d’embourgeoisement d’un quartier, qui se traduit par la rénovation des bâtiments et une augmentation conséquente des loyers poussant les populations plus pauvres à déménager).
Tout comme Obey et sa campagne d’affichage, Evol tient à attirer l’attention du citadin sur son environnement.

Il utilise également le carton comme support d’installation lors d’expositions. Il en apprécie particulièrement la couleur, qui rappelle les façades défraîchies de certains immeubles, et intègre les déchirures, les morceaux de papier collant et les écritures à ses compositions.

Il réalise ses pochoirs d’après ses propres photographies d’immeubles, de façades à l’abandon, de balcons. Il les scanne, les retravaille par ordinateur, isolant chaque couche, avant de découper le pochoir en tant que tel.

Les interventions d’Evol sont visibles à Berlin, Londres ou encore Stavanger (Norvège). Il vit et travaille à Berlin, dans le quartier de Friedrichshain, où il habite depuis une dizaine d’années.