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Pol BURY [Haine-St-Pierre (Belgique) 1922 – Parijs (France) 2005]

Tour Montparnasse

Héliogravure et cinétisation, n° 17/70 – Dimensions du papier : 84,2 x 63 cm – Dimensions de l’impression : 54,4 x 36,3 cm
Collection du Centre de la Gravure, acquisition en 1991 – Numéro d’inventaire : OE 186


Originaire d’ Haine-Saint-Pierre, Pol Bury a suivi une brève formation à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. Sa rencontre avec le poète Achille Chavée l’influence durablement et suscite son adhésion, dès 1939, au groupe surréaliste Rupture. L’artiste participe à l’Exposition internationale du Surréalisme à Bruxelles en 1945. En 1947, il  devient membre du groupe Jeune Peinture Belge et, en 1948, du mouvement Cobra. À ce titre, il participe à l’élaboration de la revue Cobra comme rédacteur et illustrateur. Impressionné par l’œuvre de Calder, il cesse de peindre en 1953 pour s’orienter vers la sculpture et le cinétisme. Dès lors le mouvement deviendra définitivement le thème central de son œuvre. À cette même époque, il crée avec le poète André Balthazar l’Académie de Montbliart et la revue du Daily-Bul, qui deviendra maison d’édition à La Louvière en 1959. Cet artiste mondialement connu pour ses sculptures monumentales et fontaines cinétiques est également l’auteur de nombreux ouvrages littéraires et écrits sur l’art. Il vivait et travaillait en France dans la région parisienne depuis 1961. L’artiste est décédé le 27 septembre 2005 à Paris.

Print of the month: Juillet 2013

Comme beaucoup d’artistes assimilables à la mouvance construite, Pol Bury est  essentiellement connu pour ses sculptures bien qu’il ait produit un art imprimé en étroite complémentarité avec son travail tridimensionnel. Il a su rendre l’effet cinétique de ses sculptures dans ses tailles-douces et gravures sur bois. Pol Bury se plaisait à manipuler les images et ses recherches en la matière l’on conduit à mettre notamment au point le procédé de cinétisation. Apparues vers 1966, les cinétisations se basent sur le découpage d’une image préexistante, reproduction de tableau ou photographie d’architecture, par exemple.  De minces cercles concentriques sont pratiqués  dans l’illustration, en des points stratégiques, puis recollés ensemble, légèrement décalés en biais. On obtient ainsi une nouvelle image qui peut donner lieu au tirage d’une estampe. 

« Apparemment, cette intervention dans l’image pourrait apparaître comme un désir menaçant de détruire alors qu’il n’y faut voir qu’un souhait de donner un air de liberté à ce qui se veut immuable. (…) Il peut être satisfaisant d’intervenir dans la respectable ordonnance de la géométrie,  des décors, des visages, et s’imaginer ainsi qu’on peut chatouiller la Pesanteur »

Pol Bury, Le petit Commencement, 1966