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BEN [ Naples (Italie) 1935]

La liberté ou la mort

Peinture acrylique sur Canson, exemplaire 94/100 – Editeur : Ministère de la Culture/CNAP, Paris – Dimensions : 54,8 x 75 cm – Œuvre mise en dépôt au Centre de la Gravure par le Fonds National d’Art Contemporain – Numéro d’inventaire : OE 5767 (FNAC 89122)


 

Print of the month: Mai 2012

Cette œuvre fait partie du recueil Estampes et Révolution, 200 ans après, commande du Ministère français de la Culture dans le cadre du Bicentenaire de la Révolution française. Il ne s’agit pas d’une estampe mais d’une peinture acrylique réalisée à la bombe, exemplaire unique, comme chacune des 100 planches fournies par l’artiste pour cette édition collective. Il existe des variantes en couleurs ou en noir et blanc parmi les 100 exemplaires.

Benjamin Vautier, dit Ben, est un artiste français d’origine suisse, né le 18 juillet 1935 à Naples. Installé à Nice depuis 1949, il ouvre dans cette ville en 1958 une sorte de boutique faisant office de lieu de rencontre et d’expositions  qu’il nomme le Laboratoire 32.  Il y présente sa première exposition personnelle en 1960. La  boutique sera démantelée plus tard pour être acquise par le Musée national d’Art moderne en 1975 et exposée sous le titre du Magasin de Ben.

Membre du groupe Fluxus, ce représentant majeur de l’avant-garde artistique française multiplie depuis les années 1960 les performances, installations et autres interventions provocantes. Parallèlement, Ben laisse à l’écriture et aux mots une grande place dans son œuvre. Cet aspect de son travail rencontre d’ailleurs un important succès populaire.  

Le Musée d’Art contemporain de Lyon lui a consacré en 2010 une importante rétrospective intitulée Strip-tease intégral.

Le graffiti, en tant qu’exutoire face aux contraintes et interdits de la communauté urbaine et comme affirmation de la culture de banlieue, est de nature à attirer l’attention d’artistes tels que  Ben Vautier. Il lui a consacré une bonne part de sa réflexion. 

« L’écriture, avec ou sans message, n’est pas une forme de communication réservée à l’élite sociale, artistique tant s’en faut. Elle est devenue aujourd’hui l’art populaire de milliers d’anonymes des grandes villes pour qui le graffiti permet de dire l’essentiel au plus vite.» Ben in Pas d’art sans vérité, Graffitis et écritures murales 1990-1960, Zéditions, Nice