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Louise Lawler (°1947)

Beautiful

Offset, exemplaire non justifié – Dimensions du papier : 72,3 x 56 cm – Collection du Centre de la Gravure – Numéro d’inventaire : OE8510


 

Print of the month: Septembre 2019

Louise Lawler est une artiste conceptuelle américaine, née à Bronxville en 1947. Après des études à l’Université de Cornell à Ithaca, elle s’installe à New York où elle explore, dès les années 70, la relation entre l’œuvre d’art et son lieu d’exposition. Ce questionnement apparaît déjà dans le cadre de l’exposition collective Pictures, organisée par Douglas Crimp à la galerie Artists Space à New York en 1977, à laquelle l’artiste participe notamment avec Cindy Sherman. Ces artistes partagent un intérêt commun pour la photographie et l’appropriation d’images issues des médias de masse. Plus de trente ans plus tard, ils sont rassemblés sous le courant artistique de la Pictures Generation.

C’est au début des années 80 que Lawler se distingue en photographiant des œuvres d’autres artistes dans différents espaces tels que des musées, des galeries, des salles de ventes, des entrepôts ou encore des maisons de collectionneurs. Très critique, son travail remet en question la valeur, la signification et l’utilisation de l’art. Cette réflexion se traduit principalement par des photographies en couleurs de grand format dont le cadrage particulier lui permet de revisiter l’histoire de l’art en mettant en exergue, par exemple, le rapprochement d’une danseuse de Degas avec l’épouse de Monet, vêtue à la mode japonaise. Attentive au regardeur, elle lui donne un rôle essentiel, consciente que la portée d’une œuvre d’art dépend non seulement du contexte de sa présentation mais aussi du public.

L’image intitulée Beautiful., mis à la disposition des visiteurs lors d’une exposition de Louise Lawler au MoMA en 2017, serait le résultat de la réédition d’une oeuvre que l’artiste a réalisée en collaboration avec Félix Gonzales Torres en 1990.  Le titre de l’oeuvre contraste avec l’image d’un accident d’engin spatial à laquelle il est associé. L’artiste développe ici un discours ironique.