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23.12.2020 → 30.01.2021

Projets extra-muros

dans La Louvière

CIN 8 – Les murs

Dans le monde, les murs se multiplient. Le mur de Berlin devait être le dernier, mais 30 ans après sa chute, on compte entre 60 et 75 murs dans le monde, soit déjà construits, soit en cours de construction, même en Europe, en réponse à la mondialisation : terrorisme, pauvreté, immigration et autres incursions politiques ou économiques en sont les motivations.

En marge de l’utilisation et du profit politiques et démagogiques qui peuvent en être retirés, ainsi que les bénéfices dont en profitent certains secteurs économiques, l’efficacité des murs est plus que sujette à caution. Pour citer l’ancienne conseillère de Barack Obama, Janet Napolitano : « Vous pouvez bien construire un mur de 15 mètres de haut si vous voulez, il y a aura toujours quelqu’un pour trouver une échelle de 16 mètres ! ».

Plus fondamentalement, ce sont les questionnements et enjeux éthiques et démocratiques que convoquent ces édifices symptomatiques de replis identitaires, économiques ou politiques, qui interpellent et posent question.)

Un mur opprime, sépare, cloisonne, oppose, à une époque même où les changements de paradigmes induits par les différentes crises que traverse l’humanité (écologiques, énergétiques, climatiques, idéologiques, politiques, migratoires) devraient nous inciter au contraire à décloisonner, à nous rassembler, à mutualiser nos énergies, efforts et ressources.

Dans la possibilité d’imaginer de construire ensemble un avenir commun, la jeunesse plus que toute autre partie de la population, souffre de ces murs , même si le mal-être qu’ils expriment ou provoquent nous affecte tous.

Mais cela ne s’arrête pas là, car la crise sanitaire que nous traversons actuellement et le confinement dans lequel se trouve désormais un tiers de l’humanité invitent aussi la plupart d’entre nous à prendre conscience de ces cloisonnements. Ces circonstances exceptionnelles nous invitent aussi à réfléchir sur ces murs psychologiques et mentaux qui nous guettent, ces murs derrière lesquels la réalité virtuelle et médiatique peut aussi nous enfermer, de façon encore plus pernicieuse.