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François De Jonge & Sukrii Kural

Belgique
vivent et travaillent à Bruxelles

Sukrii Kural et François De Jonge collaborent ensemble au sein du collectif Super‑Structure, un projet éditorial expérimental qu’ils ont fondé en 2012. Ce projet se concrétise dans la revue du même nom, qu’ils conçoivent comme un objet ouvert et inclusif où, au départ de thématiques spécifiques, ils invitent des artistes et des auteur.rice.s à contribuer. Ces contributions seront confrontées les unes aux autres dans un rapport de métabolisation : tour à tour potentiellement recadrées, triturées, re‑colorées, elles seront surtout reconfigurées en vue du processus d’impression, étape prépondérante dont De Jonge et Kural veulent explorer toutes les potentialités techniques et chromatiques.

La collaboration des deux membres fondateurs de Super‑Structure se cristallise également autour de projets plus installatifs. François De Jonge aime revisiter dans les volumes et objets qu’il imagine les concepts et les formes de l’archéologie, de façon tour à tour fonctionnelle ou symbolique, toujours gorgée d’imaginaire. Sukrii Kural crée, lui, des objets imprimés qui poussent à leur extrémité les potentialités expressives que lui offrent les différentes techniques d’impression et leur interaction avec les supports sur lesquels ils sont imprimés.

Le point de départ de la proposition qu’ils présentent pour Bye Bye His‑Story, chapter 5050 est constitué par un objet « livre » aux couleurs chatoyantes, entièrement imprimé de façon digitale sur tissu et que l’on manipule au moyens de gants également imprimés. La préciosité de l’objet, ses chromatismes éclatants font immédiatement penser à un livre d’heures du futur. Cette dimension a indéniablement amené la conception d’un dispositif de présentation sculptural évoquant un autel, ou une arche d’alliance, et qui place le corps du spectateur dans un rapport physique à la fois direct et contraignant avec l’œuvre imprimée. Le caractère diffus, abstrait des impressions digitales qui se suivent à l’instar d’une déclinaison de futurs possibles, laisse évidemment de la place à une indétermination à la fois stimulante et questionnant sur la nature de ces derniers.

English

Sukrii Kural and François De Jonge collaborate together in the collective Super-Structure, an experimental publishing project that they founded in 2012. This project takes the concrete form of the magazine of the same name, which they conceive as an open and inclusive object to which, based on specific themes, they invite artists and authors to contribute. These contributions are confronted with each other in a process of metabolization: successively potentially cropped, manipulated, re-coloured, they will above all be reconfigured in view of the printing process, a step of paramount importance for which De Jonge and  Kural aim to explore all the technical and chromatic potentialities.

The collaboration of the two founding members of Super-Structure also crystallizes around more installation-based projects. François De Jonge likes to revisit, in the volumes and objects that he dreams up, the concepts and the forms of archaeology, in a functional or symbolic way, and always full of imagination. Sukrii Kural creates printed objects that push to their limits the expressive potentials offered by different printing techniques and their interaction with the media on which they are printed.

The starting point of the contribution they present for Bye Bye His-Story, chapter 5050 is constituted by a « book » object in shimmering colors, entirely digitally printed on fabric and which is also symbolically handled using a printed glove. The preciousness of the object, its dazzling colours immediately make one think of a Book of Hours from the future. This dimension undeniably led to the design of a sculptural presentation device that evokes an altar (or an Arch of Alliance) and which places the viewer’s body in a physical relationship with the printed work that is both direct and constrictive. The diffuse, abstract nature of the digital impressions that follow one another like variations on possible futures, obviously leaves room for an indeterminacy that is both stimulating and questioning about the nature of that future.