Un mois une estampe

Annick Blavier (°1951)

s.t.

Année de création : 2008

Collage et impression pigmentaire, 1/5  -  Dimensions du papier : 120 x 85 cm  -  Collection Centre de la Gravure  -  Numéro d’inventaire : OE6339


 

Née à Bruxelles en 1951, Annick Blavier vit et travaille dans cette même ville. Elle est diplômée de l’ENSAV La Cambre où elle a fréquenté, en 1976, les ateliers des artistes et professeurs Pierre Lahaut et Gustave Marchoul. Elle a également suivi une spécialisation à l’École des Arts plastiques et visuels d’Uccle, dans l’atelier du peintre Arié Mandelbaum. Boursière du gouvernement français en 1984 et 1985, elle vivra à Paris durant quatorze ans. Elle séjournera également à Berlin, au lendemain de la chute du mur, à Rome, pour inaugurer le nouveau siècle, et à Bruxelles. Artiste aux multiples facettes, « la technique est [pour elle] un moyen et non une fin ».

Si Annick Blavier commence par s’adonner à la peinture, figurative puis gestuelle, et à l’art de l’affiche dans lequel elle s’illustre, elle n’hésite cependant pas à passer d’une technique à l’autre ou à les faire se rencontrer au sein d’une pratique polymorphe à partir des années 2000. Photographie, collage, dessin, vidéo, … Elle choisit de traverser les médias en suivant le fil conducteur du décalage, de la trace et de la mémoire. Pour elle, « la nécessité du moment » est de « travailler sur l’altération de la mémoire, en même temps que sur la résistance face à l’image médiatique imposée, installer un dialogue fragile entre différents éléments. » L’objectif recherché est de susciter l’interrogation, de réveiller l’imaginaire et de multiplier les lectures.

Son travail emprunte également d’autres voies, celles du collage et de l’image imprimée. Passionnée par la citation, l’artiste y trouve un terrain propice à son exploitation. Elle sélectionne entre autres des revues ou journaux dont les images font partie de la mémoire collective. Ici, comme dans nombreuses de ses œuvres, elle préfère la déchirure à la découpe soigneuse qui apporte une part de hasard et arrache l’image à sa composition d’origine. Souvent, le format de base est celui d’une carte postale qui, agrandie, fait l’objet d’une impression numérique de façon à faire apparaître la trame.