Exposition à venir

dans le cadre de la Biennale ARTour 2019

Bientôt déjà hier

Métamorphose et écoulement du temps.

Cette exposition trouve son origine dans l’acquisition par la Ville de La Louvière pour la collection du Centre de la Gravure d’un portfolio de Roman Opalka comprenant cinquante autoportraits de l’artiste réalisés selon un protocole immuable depuis 1965 jusqu’à son décès. Ce protocole visait à inscrire la trace d’un temps irréversible.

Très vite, il est apparu que cette thématique du passage du temps était fort présente dans les œuvres de nos collections ; les raisons en résident, peut-être, dans certaines spécificités de l’estampe : par nature, la gravure se prête à la série, à la séquence, à la déclinaison au sein desquelles chaque œuvre existe à la fois pour elle-même et comme fragment d’un déroulement temporel. Par ailleurs, le processus technique de mise en œuvre de l’estampe, qui comprend de multiples étapes et passe par un transfert, induit naturellement une forme de lenteur et de délitement du temps.

Suspendu, perdu, dissimulé, brouillé, effacé, écoulé, digéré, caviardé, capturé, maitrisé, fixé, combattu, instrumentalisé, figé, altéré, métamorphosé..., le concept du temps et de sa trace seront abordés au travers de multiples points de vue au fil d’une lente déambulation parmi les œuvres, bien souvent sérielles, des collections du Centre de la Gravure et de l’Image imprimée.

Les autoportraits de Roman Opalka (Fr) et les œuvres de Christiane Baumgartner (All), Carole Benzaken Fr), Edouard Boyer (Fr), Pierre Buraglio (Fr), Christian Carez (B), Kikie Crêvecoeur (B), Michel François (B), Christian Jaccard (Fr), Agathe May (Fr), Muriel Moreau (Fr), Tetsuya Noda (J), David de Tscharner (Ch), Luc Tuymans (B),  etc.


ARTour 2019 :

L'exposition se déroulera dans le cadre de la Biennale ARTour 2019

Expositions et créations originales sont présentées dans une dizaine de sites (musées, châteaux, bâtiments d’intérêt patrimonial) qui ponctuent un parcours de découverte de la région du Centre.

Le fil rouge de la douzième édition d'ARTour part de l’exposition programmée par le Centre de Gravure et de l’image imprimée Bientôt, déjà hier, dont le titre évoque la notion de temps qui reliera les différentes propositions du programme.

Le passé n’est plus et l’avenir n’est pas encore, le caractère insaisissable du temps est exprimé dès l’Antiquité ; il occupe toujours les pensées des philosophes et scientifiques à notre époque. Mais leurs temps n’est pas celui de l’artiste et du poète. Un vaste espace d’inspiration est ouvert. Peindre mille et un instants, mettre le temps entre parenthèses, créer d’autres dimensions, tendre à l’éternité, les artistes prennent la liberté de se jouer du temps.