Le Musée

Petite histoire du 10 rue des Amours

de 1893 à nos jours.

Pourquoi la "rue des Amours " ?

En 1893, la "rue du Curé" fut rebaptisée "rue des Amours" par l'Administration communale, probablement parce que, au bas de cette rue (tronçon devenu la "rue Vital Roland" en 1938), un court sentier précédant un bosquet touffu était devenu le refuge discret des amoureux lors des soirs de fête sur la place des Martyrs...   

Que d’affectations a connues l’immeuble situé en plein milieu de cette rue au nom si doux avant de devenir le Centre de la Gravure et de l’Image imprimée!

Construit au début du XXe siècle, c’est en mars 1935 que son propriétaire obtient l’autorisation d’y construire une piscine publique. L’histoire raconte qu’à l’inauguration, une noyade se produisit, jetant ainsi le mauvais oeil sur ce nouveau lieu de divertissement. De cette époque subsistent des carrelages blancs et un plan incliné dans une partie du sous-sol.


Vendu en 1942, l’immeuble devient tour à tour un entrepôt, une fabrique de parfums, un Luna-Park ou encore un magasin d’électroménagers à l’enseigne de Magec. Vers 1960, il est loué par l’Administration communale, qui s’en sert de bureaux pendant la construction du nouvel hôtel de ville. La Ville de La Louvière finit par acheter le bâtiment en 1969 et y aménage des salles d’exposition et de conférence ; la médiathèque y sera hébergée un certain temps.

Dès 1979, un avant-projet visant à y créer un lieu consacré à la gravure et à l’image imprimée est approuvé par le Conseil communal. En 1986, l’architecte Hubert Pourtois et l’architecte d’intérieur Jean Glibert entreprennent la rénovation du bâtiment, répondant aux fonctions qu’envisage alors le Centre : conservation, recherche, promotion et diffusion des arts de l’impression. Enfin, en 1988, l’Administration communale met l’immeuble rénové à disposition de l’asbl du Centre de la Gravure et de l’Image imprimée de la Communauté française. Les missions du Centre, qui a déjà quatre ans et est dirigé par André Balthazar, peuvent alors s’épanouir…  

Trois étages aérés ponctués de colonnes offrent ainsi de beaux espaces d’exposition d’une ampleur exceptionnelle, des bureaux, une bibliothèque et une salle de consultation ainsi qu’au sous-sol de nombreux espaces de stockage, de réserves d’œuvres et un atelier d’encadrement.

En 1995, Catherine de Braekeleer succède à André Balthazar parti en retraite.

En 2011, grâce à un double financement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Ville de La Louvière, le Centre de la Gravure a été totalement rénové et agrandi de près de 1000 m2. Ce travail a été confié à l'Atelier d’architecture E. Spitzer sc. sprl. 

Le premier but de ces travaux correspondait à la réalisation de salles conçues pour abriter nos collections selon les conditions optimales de température et d’hygrométrie, ainsi que de résoudre d’épineux problèmes d’exiguïté allant de pair avec l’accroissement de nos fonds.

Cet agrandissement permet également au service de médiation de bénéficier d’espaces autonomes adaptés à ses multiples activités et à un public particulièrement intéressé à la création graphique d’avoir accès à des salles de réunions pour ateliers, séminaires et conférences. Des ateliers de gravure et de typographie ont également vu le jour à l’occasion de cette nouvelle extension.

Le Centre dispose également d’un atelier avec un équipement moderne pour réaliser ses propres scénographies et encadrements sur mesure.

Soucieux de l’accueil de tous les publics, le Centre a prévu, grâce à cette extension, un meilleur accueil des personnes à mobilité réduite, tant au niveau de la circulation que de l’accès aux sanitaires.

Répondant au décret relatif à l’intégration d’œuvres d’art dans les bâtiments publics, Christophe Terlinden (1969-Etterbeek ) conçoit une oeuvre pour la nouvelle aile du Centre de la Gravure: installées dans une niche carrelée à la manière d'une piscine (rappel du 10 rue des Amours en 1930), trois pommes de terre gravées en bronze rappellent l’origine de l'impression. Y sont rassemblés, le “mot”, l'“idée”, l'“image” qui se mélangent, se superposent ou s'entrechoquent.

EN JUIN 2013, LE CENTRE DE LA GRAVURE REMPORTAIT LE PRESTIGIEUX PRIX DES MUSÉES.

⇒ L'Histoire de La Louvière, née le 10 avril 1869