Un mois une estampe

Chaque mois, une estampe faisant partie de notre collection est mise en lumière. Elle fait l'objet également d'un accrochage au Centre de la Gravure et d'un feuillet disponible à notre comptoir-boutique. Ce mois-ci :

Brigitte CORBISIER [ Liège (Belgique) 1946 ]

Aile du papillon

Année de création : 2011

Pointe sèche, 1/2  -  Dimensions du papier : 53 x 76 cm  -  Dimensions de l’impression : 23,8 x 48 cm  -  Collection du Centre de la Gravure, don de l’artiste en 2013  -  Numéro d’inventaire : OE 7578 


 

Brigitte Corbisier est née à Liège en 1946. Diplômée de l'Académie royale des Beaux-Arts de la Ville de Liège, elle est graveur et auteur d'animations vidéo où elle met en scène des gravures et croquis animés. Incisant le zinc, creusant le plexiglas, la pointe sèche est son instrument de prédilection, parfois combinée à l'aquatinte ou encore à la linogravure, rehaussée au carborundum, voire même retravaillée numériquement.

Lors de la réalisation d’une gravure à la pointe sèche, où l’acide ne joue aucun rôle, le métal est attaqué directement par une pointe d’acier très affûtée. Les sillons déchirent le cuivre en provoquant sur ses bords un retournement appelé « barbe » ; celle-ci à l’encrage, sera gorgée d’encre et donnera des noirs très veloutés. Ce procédé est forcément fragile sous la pression de la presse et ne donne que quelques rares tirages.

Inspirée par la nature, l’artiste est fascinée par le mouvement des insectes, le vol d'une mouche, les déambulations d'une coccinelle ou le battement d'ailes d'une guêpe, elle reste aussi émerveillée par la croissance de la végétation. Cette gravure fait partie d’une suite représentant des ailes d’insectes fortement agrandies. L’ensemble a été présenté lors de la 8ème Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières au Québec en été 2013. L’image intègre un texte :

«Le petit papillon de nuit est attiré irrésistiblement vers la lumière. Il brasse l’air de ses ailes grises et duveteuses».

Dans la préface du catalogue présentant la 8ème Biennale de Trois-Rivières, son travail a été considéré, avec celui de quelques autres participants, comme d’inspiration écologiste :

« L’artiste collectionneur d’écofacts s’approprie les éléments de la nature et les formes organiques pour les transformer en images fantastiques et surréalistes. Il clone l’infiniment petit pour en faire des images plus grandes que nature dans une diversité de formes, des textures et de couleurs »