Exposition à venir

Françoise Pétrovitch

à vif

et au Centre KERAMIS : Françoise Pétrovitch, à feu

Françoise Pétrovitch propose un univers ambivalent, où d’étranges figures, parfois masquées, se jouent des frontières entre le masculin et le féminin, l’adulte et l’enfant, l’homme et l’animal. A la fois tendre et acide, rassurante et inquiétante, l’œuvre de Françoise Petrovitch est marquée par une constante : elle cultive l’incertain, au même titre que les contradictions et les faux-semblants, pour faire chanceler nos sages certitudes.

L’exposition mêle estampes, sculptures, dessins muraux et une installation vidéo intitulée Le loup et le loup.


⇒ et au Centre KERAMIS : Françoise Pétrovitch, À FEU

Vernissage le vendredi 27 avril 2018

  • À partir de 16h : Ouverture de l'exposition "Françoise Pétrovitch, À FEU" à Keramis
  • À 19h Vernissage de l'exposition "Françoise Pétrovitch. À VIF" au Centre de la Gravure 
  • À partir de 22h After à Keramis

ÉDITION
Vues, une série de 10 lithographies accompagnées d’un retirage de photographies anciennes provenant des Archives de la Ville et du CPAS de La Louvière, 2018 - 28 x 19 cm - Tirage de 8 ex. + 3 E.A.+ 1 H.C.
Imprimée par Bruno Robbe, Frameries
Co-éditée par le Centre de la Gravure et la Province du Hainaut - Secteur des Arts Plastiques


⇒ « Écho » 2013, installation vidéo de Françoise Pétrovitch (extrait), en collaboration avec Hervé Plumet.

⇒ Françoise Pétrovitch à la galerie Semiose - Une émission présentée par Katherina Marx sur tv5Monde. (entre 06'28'' et 11'38'')

⇒ la carte "Happy New Year 2018" de Françoise Pétrovitch 


⇒ L’édition 2018 de la foire Art Brussels du jeudi 19 au dimanche 22 avril - Tour & Taxis, Brussels - Dans ce cadre, visite guidée par Françoise Pétrovitch de son expo au Centre de la Gravure le dimanche 22 à 11h à La Louvière - sur réservation au +32 64 27 87 21 ou edu@centredelagravure.be


PRESSE

⇒ Françoise Petrovitch, une artiste française se prépare à exposer dans deux musées louviérois, un reportage de N.Roland et T.Beauduin sur ACTV


 

Françoise Pétrovitch taille à vif dans la carapace de nos certitudes.


Née en France  à Chambéry en 1964, Françoise Pétrovitch explore les méandres de l’âme et de l’être depuis plus de vingt ans. Que ce soit par le biais d’estampes, de peintures et d’aquarelles, de sculptures, de dessins muraux ou encore d’installations vidéo, elle y propose un univers ambivalent où d’étranges figures, quelquefois masquées, se jouent des frontières entre le masculin et le féminin, l’adulte et l’enfant, l’homme et l’animal pour brouiller nos repères. A la fois tendre et cruelle, lumineuse et inquiétante, l’œuvre de Françoise Pétrovitch est marquée par une constante : elle cultive l’incertain,  qui en constitue la toile de fond et fait chanceler nos évidences. Rien n’y est jamais univoque. Vie et mort y sont étroitement mêlées.

Si le titre À vif, que l’artiste a choisi pour son exposition à La Louvière, renvoie à la brutalité des instruments et des acides qui blessent les matières qu’elle utilise pour la mise en œuvre de ses gravures et de ses sculptures, il évoque avant tout la violence de l’existence humaine et de ses meurtrissures, parfois appuyées par des détails très ancrés dans le réel. La couleur rouge est, par ailleurs, omniprésente dans l’œuvre de Françoise Pétrovitch. Un rouge sang à mettre, peut-être, en relation avec le rouge aux joues du feu de l’action ou encore avec celui de la timidité ?

Dès l’entrée dans l’exposition, la couleur rouge inonde les dessins d’une installation vidéo intitulée Le loup et le loup qui relate, dans un environnement sonore haletant, une course-poursuite, un jeu de domination qui finit mal. La soixantaine de sérigraphies qui lui font face, rappelle que Françoise Pétrovitch affectionne de travailler par séries, parmi lesquelles le cycle Rougir constitue une sorte de carnet de croquis à grande échelle, un journal qu’elle pratiqua presque journellement durant 10 ans. Déployé sur les murs, il révèle différents moments de vie, anodins ou dramatiques, gais et parfois burlesques.

Un brusque changement d’échelle s’opère ensuite dans l’exposition. Des dessins monumentaux s’étalent sur les murs, exacerbant la mise à nu des bribes de vécu et d’intimité révélées au sein de chacune des œuvres de l’artiste.

L’exposition se poursuit au premier étage à travers un parcours labyrinthique au fil de six cellules, renfermant un univers à chaque fois différent mais toujours insidieux et  ambivalent. Des récits à la réalité fantasmée sont traversés par des rires se métamorphosant en larmes, par des rêves se transformant en cauchemars, par des motifs passant de l’innocence  à l’érotisme. Les contradictions et les faux-semblants y affleurent, nous donnant le loisir d’interpréter chacune de ces images et d’en poursuivre l’interprétation à notre guise.

Les nocturnes, Après les jeux, Elles ne disent jamais quand, L’art d’accommoder le gibier, Les sommeils et Les larmes, autant de « bulles » qui tentent de faire ressurgir les fantômes des mémoires enfouies en chacun de nous et narrent la fragilité et les parts d’ombres de nos existences. Ce cheminement sinueux est jalonné d’une suite de dix lithographies, conçues par l’artiste à l’occasion de l’exposition et intitulées Vues, dont l’image du gant serre différentes vues anciennes de la Ville de la Louvière. Il se clôture par l’œuvre Etendue évoquant un personnage féminin endormi dans un espace hors de tout temps ou lieu déterminés. Une image floue, douce et sombre à la fois, qui nous parle de la vulnérabilité de l’être. Est-il véritablement assoupi ou s’est-il envolé vers d’autres mondes ?

Catherine de Braekeleer