Artiste

Pierre

Caille

Belgique, 1911 – 1996

Peintre, céramiste, sculpteur, graveur, décorateur de théâtre

Né à Tournai, dans le Hainaut, le 11 janvier 1911, et décédé à Linkebeek le 24 octobre 1996.
Pierre Caille a suivi les cours de sculpture de l'Académie des Beaux-Arts de Tournai avant de s'inscrire à l'Ecole Nationale d'Architecture et des Arts Décoratifs de La Cambre à Bruxelles. Il s'oriente vers la céramique sous l'impulsion d'Henry Van de Velde, qui le fait participer à l'exposition Arts et Techniques de Paris en 1937. Il dirigera à son tour l'atelier de céramique de La Cambre de 1949 à 1976. Durant près de quarante ans, il a réalisé ou contribué à l'ornementation de nombreux monuments publics ou privés, remportant un grand nombre de prix et de distinctions en Belgique comme à l'étranger. Au-delà de sa profession de céramiste, il s'est intéressé à toutes les techniques, créant aussi des peintures, des gravures et des bijoux. Ses premières estampes datent de la fin des années soixante. Héritier d'une tradition de burlesque, de dérision et d'onirisme surréaliste, Pierre Caille illustre à lui seul le monde de la belgitude créative. Son univers iconographique, empreint d'humour parfois noir, regorge de personnages et d'animaux colorés et grimaçants.

" Je ne suis pas celui qui mène le cortège avec le drapeau en tête mais plutôt celui qui est en queue de peloton pour le plaisir d'être ailleurs, en faisant quelques cabrioles assez vaines pour me moquer de moi-même, pour être un peu seul ". Pierre Caille

Manifestations internationales et Prix :
Biennales de Venise, du Middelheim (Anvers), de Sao Paulo et le Pittsburgh International.
Prix du Hainaut (1954-), Prix Palm Beach au Festival de Cannes (1955), Prix à l’Exposition Internationale de Bruxelles (1958), Prix International Syracuse (USA 1959), Premier Prix au Concours international de céramique de Monza (1963), Prix quinquennal de sculpture belge (1976).

Intégration dans l’architecture à Bruxelles: Station de métro “Botanique” (1978).

Décors du ballet “Le Sacre du Printemps” pour la chorégraphie de Maurice Béjart (1959).

Grande tapisserie tissée par le CRECIT à Tournai en 1989: “Chevaux, manants, chevaliers”.

Portes et fronton pour la Faculté de Psychologie de l’Univesité de Liège (1990).

Importantes rétrospectives à Knokke-Heist et Tournai en 1983. Rétrospective de ses oeuvres imprimées en 1996 au Centre de la Gravure et de l’Image imprimée, La Louvière.

50 œuvres

dans la collection