Artiste

Jean-Luc

André

France, 1955

Dessinateur, créateur d’installations, créateur de vidéos, écrivain

Né en 1955 à Caen, il vit à Paris.
Jean-Luc André est artiste et théoricien, membre du groupe de musique expérimentale Déficit des Années Antérieures (DDAA), il est également professeur à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges. Jean-Luc André conjugue théorie politique et acte artistique dans un climat dadaïste. Son travail couvre un champ très diversifié de techniques : dessin, installation, vidéo, son, et aussi écriture. En 2000, il a publié "Le bord du réel" , ouvrage théorique sur le statut de l'image dans l'art contemporain. En 1979, il avait créé le Front de Brouillage International, dont l’organe central s’appelait " 700 000 tonnes à cent km/h dans le brouillard ", puis le Mouvement Unité Artistes Petits Paysans Pauvres. En 1984, vient s’ajouter l’agence Interconceptuelle de Documentation (ICD) qui publie le journal "Lernen en construction" et la revue peinte "The galaktische atlantic mauer limited". 1998 voit la création de la BAnque Aléatoire DE Récit . Le mode opératoire de la Baaderbank sfiappuie sur le concept de séparation, de dissection du réel, à partir des récits idéologiques qui structurent la société.
Considérant que le monde est une vaste réserve de récits potentiels, la Baaderbank se donne pour objectif la matérialisation de ce potentiel.
Les propositions de la Baaderbank :
Presse-people : série de dessins exécutés directement sur la page d'un journal. Un visage faisant partie d'une photo de la page est stylisé de manière à cacher l'information, alors qu'une phrase du texte fournit le contenu du phylactère associé.
Affiches : l'imagerie publicitaire des banques a fréquemment recours au registre de la bande dessinée qui évoque infailliblement simplicité, innocence, et, de fil en aiguille, confiance et sécurité. La banque aléatoire de récit détourne ce détournement bancaire en appliquant ce traitement à des images des mass-média.
Motorisation : un agencement de signes produit du sens par la mobilisation d'un enchaînement symbolique. La motorisation Baaderbank présente une technologie totalement innovante de motivation des images par leur accouplement à un moteur symbolique.
Boyautage : le boyautage est un programme spécifique et régulier de la Baaderbank. Contrairement au noyautage qui consiste à introduire quelque chose dans un milieu, le boyautage essaye d'expulser le milieu de quelque chose.

16 œuvres

dans la collection