David Lynch, Circle of dreams - estampes et courts-métrages - du 23/02 au 19/05/2013

Le nom de David Lynch évoque tout d’abord le monde du cinéma. Ses films, inclassables, parmi lesquels Elephant Man, Lost Highway, Mulholland Drive, ou encore la série Twin Peaks, à l’ambiance mystérieuse et troublante, suscitent chez le spectateur une inquiétante étrangeté, et lui valent l’adjectif lynchien.

Né aux Etats-Unis, dans le Montana en 1946, David Lynch passe son enfance à dessiner et à peindre. A partir de 1965, il suit une formation artistique à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie. C´est là qu´il se découvre une passion pour les images en mouvement : un jour, dans son atelier, il voit un léger souffle déplacer les objets collés sur la toile sur laquelle il travaille. Six mois après cette expérience visuelle, il termine son premier court métrage : Six Men Getting Sick (Six hommes devenant malades). C’est son obsession de voir ses peintures bouger qui le mène au cinéma.

En 2007, Lynch découvre le procédé de la lithographie dans l’atelier parisien Idem, ancien atelier Mourlot, où l’on trouve encore les presses sur lesquelles ont travaillé Picasso, Giacometti ou Matisse. Il commence par traduire en lithographie des dessins abstraits réalisés sur des post-it, qui donnent naissance à la série Paris Suite.

Il réussit à unifier dans un même champ créatif un univers visionnaire où se côtoient les rêves, l’érotisme, l’amour et la mort. Chaque estampe représente un univers poétique, souvent étrange et parfois dérangeant. Il met en scène des personnages dans des lieux ambigus, jouant des disproportions.
Travaillant directement sur la pierre, il teste les possibilités offertes par les différents outils ou autres éléments : pinceaux, pochoirs, doigts, souffle, poussière, …
David Lynch utilise également les mêmes pierres lithographiques qui donnent naissance à plusieurs estampes ; les images ainsi créées se superposent aux images anciennes, effacées.
Ainsi la même pierre a été réutilisée pour les estampes Spider Bites Man with Resulting Images, Examination, I See Myself, Smoking.
  
 

Parmi ses influences, il cite souvent Francis Bacon, Edward Hopper ainsi que Magritte, Franz Kafka ou encore Jacques Tati.
 
  
 
Dotée d’une scénographie nous plongeant dans l’univers Lynchien, l’exposition occupe 2 niveaux du Musée soit près de 800m2 et présente plus de 120 lithographies et gravures sur bois réalisées par David Lynch entre 2007 et 2012.

Aux estampes, s’ajoutent des courts métrages expérimentaux, à la lisière entre les arts plastiques et le cinéma d’animation.
Six Men Getting Sick (1967) : Trois éléments essentiels au travail de David Lynch se retrouvent dans ce film : peinture, son et mouvement.
The Alphabet (1968) : nous alerte sur l’alphabétisation qui crée chez l’enfant la perte d’une première forme d’innocence. Ce court métrage, mélange d’images animées et de séquences filmées concerne la peur d’apprendre.
The Grandmother (1970): nous dit combien peu de choses donnent beaucoup d’amour au sein d’une famille dépourvue de sentiment.

 
 

PRESSE


Manifestation réalisée en collaboration avec item Editions
 
 
 
 

RETROSPECTIVE DAVID LYNCH
 
Du 7 mars au 25 avril 2013, une rétrospective du cinéma de David Lynch est organisée par le Centre culturel régional du Centre de La Louvière et le Centre de la Gravure. A cette occasion, le musée reste ouvert jusque 20h !
4 jeudis à 20h au cinéma Le STUART à La Louvière :
  

jeudi 7 mars

jeudi 21 mars

jeudi 11 avril

jeudi 25 avril
 
 
Tarif : 6 € par séance ou Carte blanche du CCRC